‘’Le service de police de la ville de Québec a conclu que les enlèvements
de chats du mois d’octobre 2008 étaient l’affaire d’une dame dérangée…’’

La majorité des disparitions ont effectivement eu lieu dans un rayon de
quelques kilomètres de sa résidence. Principalement dans Charlesbourg
en bas de la 80e, dans Limoilou et au début de Beauport. Elle demeurait
dans l'épicentre.
Quand elle trappe plus à l'ouest, comme la haute-ville, Les Saules ou Ste-
Foy, c'est qu'elle a reçu des ''calls'' l'informant d'un bon endroit pour  
mettre ses cages.

La psychochatte avocate opère sur une base régulière, presque tous les
jours depuis 1990. Elle part en fin d'après-midi et est de retour  2 heures
plus tard. Ses cages piègent les chats errants mais elles ne font pas de
discrimination pour les chats de compagnie. Dans les quartiers
résidentiels à forte densité de chats domestiques de compagnie, elle
travaille à mains nues.

Il est maintenant clair qu'elle a fait du zèle au début d'octobre 2008.
L'automne est la saison la plus risquée pour se faire enlever son chat,
c'est le
last call avant l'hiver. Elle avait peut-être eu des commandes
pressantes ?

Grâce à des relations plus qu'amicales au sein du service de police de
Québec, elle a pu conserver l'anonymat. C'était accommodant pour les
deux partis, ainsi, personne ne pourra lui demander où sont passés les
chats.

Les enquêteurs de Québec doivent être fiers du cynique communiqué
final, pointant exclusivement ''une dame'', prétendument non responsable
de ses actes et ne pouvant donc pas n'être ni accusée, ni identifiée.
C'est quand même curieux qu'une débile non responsable puisse oeuvrer
comme avocate au sein d'une importante société publique.

Par stratégie, ils ont décidé d'en faire une ''folle du village'' pour pouvoir
taire son identité.
Quand cette dernière reste anonyme, elle peut prendre la responsabilité
de tous les crimes sans qu'on doive chercher des complices.

Ça évite de remonter la filière pour découvrir où sont vraiment allées les
bêtes.  
Car la question reste entière: où sont allés les chats ?

Pourquoi les policiers ont-ils effrontément menti à la presse écrite en
disant que les chats étaient ramenés là où ils avaient été enlevés alors
que tout le monde sait que c’est faux ?

Un mépris total pour les victimes, indigne d’un service
de police.

Où sont ces chats qui, selon leur dire, étaient dorlotés, nourris et soignés
avant d’être rapportés ?

Ils n’ont pas retrouvé l’ombre d’un chat.

Ils ont déniché, à défaut de chats, la parfaite petite
histoire rassurante qui, en fin de compte, protège les
vrais coupables.

Le jour où l’enquête s’est terminée, dans certains labos,
en plus des miaulements, on entendit des soupirs, puis
des applaudissements.

Était-ce pour la police ou pour les complices ?


Faites parvenir vos commentaires à chatsperdus@live.fr
Police ou complice ?
retour dossier de la psycochatte
Counter